Sommaire du journal N°110 - Février/Mars 2012

 

Chers lecteurs,

Cela fait des années que nous évoquons régulièrement dans ce journal l’érosion marine et l’évolution inéluctable du trait de côte. On sait d’ores et déjà – et depuis longtemps – qu’il faudra bâtir à l’avenir loin des rivages. Rappelons-nous les découvertes archéologiques faites sur la plage près de Soulac et notamment la superbe enseigne gauloise du sanglier qui avait dû être enterrée à une dizaine de kilomètres à l’intérieur des terres il y a près de 2 000 ans. La loi littoral de 1986 qui a interdit les constructions à moins de 500 mètres de l’estran est bien timide quand on sait que le trait de côte recule en moyenne de 2,50 mètres par an sur les côtes sableuses de l’Atlantique et, en certains endroits de 5 mètres, comme à l’Amélie – où les villas construites en bord de mer au début du siècle sont depuis un bon moment déjà «tombées» dans l’océan.

L’Observatoire du littoral aquitain mène des études pour prévoir quelle sera l’évolution du trait de côte à l’horizon 2040. Et parmi les sites choisis figure Lacanau, aux côtés de Contis dans les Landes et Ciboure dans les Pyrénées-Atlantiques.

Certes il n’y a pas péril immédiat. Alors,

en attendant, on rafistole et ces rafistolages coûtent une fortune. Les travaux de consolidation du front de mer au droit du poste de secours de la plage centrale à Lacanau vont coûter la bagatelle de 200 000 € entièrement payés par la commune. Rappelons-nous aussi les travaux très coûteux de désensablement de la dune nord et les différents travaux d’enrochement.

Bref, entre Lacanau et surtout Soulac, il serait intéressant qu’un historien calcule les sommes considérables dépensées, depuis un siècle, dans les inombrables tentatives pour protéger ces deux villes de l’avancée de la mer. Mais peut-on faire autrement ?

Notre ami Christophe Pivert, dans sa chronique régulière sur le vin, défend la viticulture et notamment, bien sûr, celle du Médoc. Mais voici qu’il nous apprend en citant l’agronome Franck Dubourdieu que «la viticulture française consomme 20 000 tonnes de pesticides par an, soit 25 % du tonnage national, alors que la viticulture ne représente que 3 % de la surface agricole utile». Notre religion est faite désormais en faveur du vin bio...

Claude Fouchier

 

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