Dernière minute - N°117 - Avril/Mai 2013

Plages en danger à Soulac

 

A l'issue des grandes marées d'hiver et de printemps 2012/2013, l'association "Vivre à Soulac" vous adresse sa chronique de l'érosion (n° 10) à Soulac. Elle répond aux objectifs que le plan de prévention des risques «recul du trait de côte et avancée dunaire» assigne aux membres du comité de suivi : «.../ il examine aux "dires d'experts" la qualité des ouvrages et/ou des aménagements de protection.../ ...]l peut être amené à présenter les propositions de modifications jugées nécessaires au Préfet du département.../ ...Il participe à la définition d'études visant l'amélioration des connaissances du risque.../» La période couverte, d'avril 2012 à avril 2013, peut être considérée comme statistiquement normale avec des coefficients de grandes marées ne dépassant pas110, et l'absence d'épisode de vagues hors normes ou de tempête exceptionnelle.

Il en ressort, après un certain répit de l'érosion marine constaté pendant deux ans et demi (avril 2010 - novembre 2012), que le mouvement de recul du trait de côte a repris sur tout le linéaire côtier, de la pointe de la Négade à l'épi des Arros.

Là où le jeu naturel de la mer et de la plage n'est pas contrarié par des actions humaines, ce recul peut être évalué entre 2 et 3 mètres, de façon uniforme et continue, ce qui, sur une durée de trois ans, est inférieur à la valeur moyenne retenue par le plan de prévention des risques littoral (PPRL).

Par contraste avec ce résultat plutôt rassurant, le premier enseignement à retirer des observations et mesures effectuées est l'effet hautement déstabilisant de tous les ouvrages de défense contre la mer: "usine à gaz" de l'Amélie, enrochement du camping des Sables d'Argent et point dur devant le Signal, formé de dépôts massifs de sable qui s'appuient sur l'extrémité de l'égout et les restes des épis en bois. De part et d'autre de ces ouvrages, le recul du trait de côte accuse des valeurs très supérieures au recul moyen et s'accompagne d'une dégradation sévère de la plage.

Cette constatation, en tous points conforme à la théorie, constitue une donnée essentielle à prendre en compte dans le cadre d'une gestion globale et cohérente du trait de côte.

 

L'AMELIE. (Voir planche 1)

Il est de plus en plus évident que l'ouvrage de défense de l'Amélie ne répond pas à l'objectif de protéger le sud du site.

Dès sa construction, "Vivre à Soulac" adressait, en date du 12 mai 2005, un courrier en ce sens au président de la communauté de communes (CDC): «L'enrochement en cours de construction est séparé de la falaise dunaire par un espace sableux d'une vingtaine de mètres de largeur. Parallèle au rivage, il n 'est ancré dans la dune ni au sud, ni au nord: comment empêcher, dans ces conditions, la houle de sud-ouest, amplifiée par la dérive littorale, de venir ronger cet espace de sable qui relie le trait de côte à l 'enrochement, jusqu'à transformer, à terme, ce dernier en brise-lames ?»

Après consultation des conseillers de CREOCEAN, la CDC répondait, le 8 juillet 2005 (extrait) : «l 'ouvrage est sans incidence sur la zone plus au sud»... parole d'experts !

Pourtant, de décembre 2006 à janvier 2007, un enrochement supplémentaire, doublant une jetée en bois, est implanté à la hâte au sud de l'Amélie, pour compléter le dispositif d'origine. Et, en date du 18 janvier 2007, une "brève" du journal Sud-Ouest informe que «les travaux de consolidation réalisés sur la plage de l'Amélie n'ont pas tenu face aux assauts répétés de l'océan» et qu’ «une nouvelle réunion de chantier allait redéfinir les travaux». Parole d'experts !

L'ouvrage d'origine et les travaux de consolidation imprévus n'auraient ils pas été bien étudiés ? Surtout, inéluctablement, apparaît la nécessité de généraliser les enrochements, conséquence de la décision initiale de durcir le site.

En 2010, prenant (mauvais) exemple sur le camping des Sables d'Argent, le camping de l'Amélie implante à son tour un enrochement au sud de l'Amélie, ce qui a pour effet d'accentuer la déstabilisation du trait de côte (cf. Planche 1). La villa "Surprise" en bord de falaise, se dote d'une palissade en bois. Aujourd'hui, cette palissade se prolonge devant les résidences mobiles privées situées sur la dune, entre "Surprise" et le camping.

Ce rapide historique, qui peut être consulté en détail à travers les chroniques de "Vivre à Soulac", montre comment on en est arrivé à "l'usine à gaz" actuelle (cf. Planche 1).

Mais toutes ces actions désordonnées n'empêchent évidemment pas la mer de poursuivre son chemin : passant derrière palissades et enrochements, elle attaque la dune qui, malgré d'incessants rechargements en sable, risque à brève échéance, de s'affaisser et d'entrainer les habitations menacées vers la plage.

Au nord même de l'épi de l'Amélie, en aval dérive littorale, l'érosion reste sensible (cf. Planche 1).

C'est donc l'ensemble de l'ouvrage de défense implanté à l'Amélie gui se révèle insuffisant, provoquant de surcroît la disparition de la plage sud. Parole d'experts: "l'ouvrage est sans incidence sur la zone plus au sud"... Et son incidence sur la zone plus au nord ?

 

LES SABLES D'ARGENT. (Planche 2)

L'enrochement des Sables d'Argent a été construit au printemps 2009. Dès le mois de juin 2009, "Vivre à Soulac" s'inquiétait des conséquences, pour la stabilité du trait de côte, de cet ouvrage de 200 mètres de long et de 6 mètres de profondeur, parallèle au rivage.

Conformément aux prévisions, en empêchant les échanges sédimentaires entre la dune et le haut de plage, en renforçant l'agitation de la mer et en interférant avec la dérive littorale, il a accentué le recul du trait de côte de part et d'autre de ses extrémités. Il forme une avancée en mer qui, à terme, implique la destruction complète des aménagements à protéger, la disparition de la plage, et la déstabilisation du trait de côte voisin. Le durcissement progressif de l'ouvrage pour sauvegarder les installations du camping a pour résultat principal une accélération de l'érosion. A l'issue de l'hiver 2013, cette avancée est de 37 mètres, et des signes de faiblesse apparaissent sur son flanc sud. Les palplanches tordues ne retiennent plus les blocs de roche et ouvrent la voie à une dégradation de l'ensemble (cf. Planche 2).

Il est permis, dans ces conditions, de s'interroger sur l'avenir de cet enrochement et du camping qu'il est supposé préserver. Cette question est à mettre en perspective avec les irrégularités qui ont marqué l'origine de l'ouvrage des Sables d'Argent: absence de toute étude préalable et manque d'autorisation officielle pour effectuer ces travaux sur le domaine public maritime. Si l'on considère enfin que les mobile homes situés en bord de mer doivent se mettre en conformité avec les normes d'insertion paysagères définies à l'article A111-7 du Code de l'urbanisme, comme le préconise l'article 35 de la loi "grenelle II'', la solution passe par l'enlèvement des résidences mobiles et la destruction du perré.

 

SIGNAL ET PLAGE CENTRALE (planche 3)

Parmi les ouvrages de défense contre la mer à Soulac, il faut enfin mentionner la pointe artificielle entretenue devant le Signal, dès le printemps 2010, après la tempête XYNTIA, par accumulation massive et récurrente de sable au pied de l'immeuble. Roche meuble, le sable n'en reste pas moins une roche, qui constitue un point relativement dur lorsqu'il s'appuie sur une construction fixe comme l'extrémité de l'égout.

Depuis cette époque, le sud de la plage centrale, en aval dérive littorale du Signal, est soumis à une érosion inhabituelle, qui a connu une forte accélération à partir de la marée du 18 septembre 2012, coef.106 . C'est le cœur même de Soulac qui se trouve menacé, au point que cela implique un réexamen de ses activités de plage traditionnelles: tentes, club Mickey, cabane des CRS, CaP 33, etc.

La corrélation dans le temps entre la création d'une pointe artificielle devant le Signal et la déstabilisation du sud de la plage centrale ne peut être fortuite, d'autant plus qu'elle répond au schéma habituel d'action de la mer face à ce type d'obstacle. Et l'espoir que le sable régulièrement arraché à l'ouvrage du Signal se retrouve devant la plage centrale ne s'est pas concrétisé. A ce jour la distance la plus faible du trait de côte au boulevard est de 44 mètres, au droit du casino.

Il s'agit d'une situation qui ne saurait être pérenne. Certaines sources laissent entendre que les dispositions du "Fonds Barnier" pourraient s'appliquer au cas du Signal. Cela ouvre la possibilité de prévoir une indemnisation des copropriétaires, en cas de besoin. De plus, cela dispenserait la collectivité de poursuivre cette politique coûteuse de rechargement en sable devant un immeuble privé, soupçonnée d'avoir des conséquences néfastes sur l'avenir de la plage centrale, pour la réorienter vers l'engraissement des plages et le remodelage des dunes côtières Enfin, cela permettrait d'envisager le démantèlement d'un bâtiment qui n'a jamais vraiment été aux normes d'insertion paysagère requises par sa situation en bord de mer.

 

GESTION DU TRAIT DE CÔTE A SOULAC , quelle méthode ?

Ce rapide historique des ouvrages de défense contre la mer implantés à Soulac depuis 2005, met en évidence le caractère chaotique de la gestion du trait de côte.

Après quelques expériences malheureuses (dont «les boudins de madame Durand»), un dispositif a été retenu dans la précipitation pour la protection de l'Amélie, sans prendre en compte la totalité de la menace. Cette impasse a conduit par la suite à improviser un renforcement de l'ouvrage principal. Parallèlement , dans l'urgence et en dehors de tout cadre concerté, des riverains ont multiplié les travaux au "coup par coup" - y compris un cordon d'enrochement devant le camping de l'Amélie, qui s'est traduit par un fort recul du trait de côte vers la Négade (planche 1).

Dans le même temps, le propriétaire du camping des "Sables d'Argent" implantait, en toute illégalité, un ouvrage en dur sur le domaine public maritime, avec les conséquences décrites ci-dessus (planche 2).

Enfin, la municipalité de Soulac s'est trouvée contrainte de créer devant le Signal, par accumulation de sable autour de l'égout, une pointe artificielle, présentant un risque important de déstabilisation de la plage centrale, coeur de la station (planche 3).

La situation à Soulac répond, à la lettre, aux conclusions d'un spécialiste de géographie physique, ancien président de la commission sur l'environnement côtier à l'union géographique internationale et ancien membre de l'académie des sciences d'Outre-mer : «le plus souvent, le recours aux ouvrages de défense se fait à la hâte, au coup par coup, dans le désarroi engendré par les dégâts dus à de fortes tempêtes. Pour mettre désormais à l'abri de l'action érosive des vagues des constructions qui, dans la plupart des cas, avaient été imprudemment placées trop près du trait de côte, on choisit la plus simple et la moins couteuse, la plus rapide aussi des solutions: l'édification d'un mur de défense ou d'un cordon d'enrochement pour fortifier le rivage. La protection s'avère souvent réelle, ce qui encourage à bâtir davantage à proximité de la mer. Mais, bientôt, la plage souffre de l'obstacle et commence à perdre de sa substance...» (Roland Paskoff in "Côtes en danger"). «A la hâte» se traduit par insuffisance ou absence d'étude préalable, et "au coup par coup", par manque de cohérence et de vision globale.

En introduisant des éléments statiques dans un espace hautement dynamique dont l'évolution présente des caractères aléatoires et chaotiques, les tentatives de stabilisation du rivage sur une position que l'on veut immuable ont sans doute la préférence des aménageurs à courte vue, conseillés par des "experts" et relayés par la presse. Leur action vise plus à protéger les constructions que le rivage. Par leur formation fondamentalement mathématique, les experts, répondant à la demande des aménageurs, découvrant parfois leur site d'étude, ont ils vraiment l'ouverture nécessaire sur la réalité complexe (stochastique) du phénomène d'érosion? De même, le journaliste produisant un article lorsque la situation lui parait porteuse, peut il éviter l'écueil de la compassion focalisée sur le caractère "victimaire" des riverains menacés? "premiers naufragés climatiques" a t'on pu lire. Victimes de l'élévation du niveau de la mer, ils demandent que l'on mette fin, quel qu'en soit le prix, aux aléas intolérables que la nature impose aux hommes. Et d'oublier que l'occupation d'un logement sur la dune implique que l'on en a accepté les risques. Ou que les campings ont vocation à reculer lorsque la mer avance, plutôt qu'à dévaster les paysages.

Ainsi, les aménageurs et ceux qui comptent pour eux, propriétaires riverains, media et experts, vont tous dans le sens d'un mitage du rivage. Avec le résultat gue chacun peut constater à Soulac, où la gestion du trait de côte apparait aussi chaotique que le phénomène d'érosion lui-même.

Persuadée que les plages de Soulac sont aujourd'hui en danger, sans chercher à se substituer aux "décideurs", l'association "Vivre à Soulac", pense qu'il existe une approche plus efficace pour la sauvegarde du littoral et qu'il n'est pas trop tard pour la mettre en œuvre.

La principale difficulté à laquelle s'est heurtée, jusqu'ici, la gestion du trait de côte à Soulac est l'absence affichée d'une stratégie globale et cohérente qui prenne en compte l'ensemble des intérêts enjeu. li faut donc un inventaire de tous les enjeux, d'où découlent les priorités et les questions à se poser (faut-il protéger ? pourquoi protéger ?que faut-il protéger, relocaliser, abandonner, indemniser ? comment faut-il protéger ?). Et, en fonction des outils dont on dispose (loi Barnier applicable à la menace de submersion; document national de gestion intégrée du trait de côte, mars 2012), élaborer un plan d'aménagement qui réponde à ces questions. Cette démarche suppose que tous les acteurs intéressés se retrouvent autour d'une table, dans une structure "ad hoc", qui existe déjà: le comité de suivi du PPRL. Ayant pouvoir de proposition, il réunit : le maire, les services de l'Etat, les représentants des habitants (associations, syndicats de propriétaires ou particuliers concernés). Peuvent également en faire partie tout bureau d'étude ou personne dont la compétence serait recherchée (GIP, OCA, "mémoire" locale, ONF, etc.). La diversité des membres du comité de suivi est la plus sûre garante d'un processus aussi exhaustif que possible, afin de faire émerger des solutions cohérentes, acceptables par tous.

Face au danger qui menace les plages de Soulac, "Vivre à Soulac" demande la réunion du Comité de suivi du PPRL, afin de définir une vraie politique de défense du trait de côte.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaires des internautes
André - le 21/04/2013 à 16:18
Prétendre que la recharge en sable de la dune du "Signal" provoque le désensablement de la plage centrale de Soulac est une contre-vérité historique. C'est en effet oublier qu'en 1994 et 1995 la dite plage a été entièrement vidée de son sable alors que l'immeuble incriminé se situait encore à 100m du rivage. Voir à ce sujet les numéros 3 et 8 du JDPMédoc. Les apports de sable actuels devant le "Signal" (10 000m3) ne sont rien en comparaison des réengraissemtns massifs effectués à l'époque (50 000m3)pour restaurer la plage centrale. Le problème de fond demeure : comment neutraliser le courant marin qui emporte du sud vers le nord le sable arraché aux dune et aux plages...
Aboutibo - le 22/04/2013 à 11:34
Bonjour, quel est le coût pour la collectivité de l'opération "Signal-Danaïdes" ? D'autre part dans un rapport de la Cour des Comptes (11/04/2008) il est fait état de travaux "de lutte contre les inondations ET L'EROSION MARINE" pour 1730000 euros ! De quels travaux s'agit-il ?
On pourrait prendre conseils près de municipalités qui bougent :
http://www.gavres.fr/Les-Plages.6376.0.html
Bonne journée
Phil de soulac - le 21/08/2013 à 12:01
je vois le trait de cote reculer depuis maintenant plus de 30 ans. Ces dernières années il est clair qu'il y a une augmentation du retrait rapide. La nappe phréatique locale suinte en bas des dunes ou ce qu'il en reste. Derrière les défenses édifiées on s'enfonce dans le sable mou. Il est tellement mou que l'on dirait de la glace fondue! Bref ces défences eratiques font plus demal que de bien aau trait de cote. Prenons exemple sur ce qqui marche !
Regarder les casiers à sable des arros!Plus de 50 ans aprés leur construction ils sont encore là intact et efficace.
Il est grand temps de mettre le paquet sur la défece du trait de cote soulacais pour 2 raisons.
la plage = CA pour la ville et les commercants
Pas de tritemetn du trait de cote trés significatif= publicité destructrice pour la station.

bref la survie de la station est en jeu et c'est MAINTENANT QU IL FAUT AGIR SOUS PEINE DE DISPARAITRE...
cocoye - le 02/01/2014 à 12:12
Que font les mobil homes implantés sur la dune à l'Amélie ?Je pense que c'est une excellente source de revenue pour leurs propriètaires. Je pensais que la loi interdisait ce genre de chose ?
Dilo - le 07/01/2014 à 08:56
Ayant fréquenté Soulac depuis 1952 et y étant propriétaire je partage la philosophie générale de cet article. Absence de stratégie, prétention archaïque à vouloir maîtriser des phénomènes naturels de ce type. Rappelons nous que dans la première moitié du XX° siècle la mer arrivait au pied du boulevard à Soulac, qu'on accédait à la plage par des rampes. Dans les années 1960 la municipalité de Soulac, jalouse de Royan à voulu l'imiter: immeuble Signal, piscine, casino, ... et projet de port de plaisance ! Plus au nord dans les années 1960 la mer gagnait au Verdon, maintenant elle y accumule. Résister à la mer n'est que très difficile, voire impossible, de toutes façons très coûteux. Ne vaudrait-il pas mieux en effet s'adapter à l'évolution en préservant l'essentiel, que de vouloir figer un trait de côte qui jamais ne fut stable! Les campings sont déplaçables, le Signal est-il indispensable ? Les fonds existent même aujourd'hui pour indemniser, ce qui coûtera moins cher que de protéger l'indéfendable!
florin - le 07/01/2014 à 19:10
Je me rappelle effectivement des 3 rampes descendant du front de mer a la plage au début des années 50 et du bar du Soleil en dessous. Quelqu'un peut-il m'expliquer comment, par quel miracle, la plage est remontée au niveau du boulevard ?
mas - le 06/04/2014 à 13:48
Savez vous pourquoi le maire de Soulac délivre actuellement des permis 50 mètres derrière l'immeuble du signal (Impasse du Révérend Père Brottier notamment par exemple) ? N'est ce pas un peu contradictoire d'autoriser des constructions à proximité de l'arrêté de péril ? Le danger relatif à l'érosion n'existe t il pas 50 mètres derrière ?
amd@LeGlaneur.info - le 10/04/2014 à 08:26
Pourquoi pas une action artistique / catharsis pour accompagner la démolition (obligée), de l'immeuble "Le Signal" à Soulac/mer

http://LeGlaneur.info/posts/10154072563480347

amd@LeGlaneur.info

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