Sommaire du journal N°131 - Août/Septembre 2015

Chers lecteurs,

On n’en est plus à la loi Littoral qui interdit de construire à moins de 100 mètres du rivage. L’expérience des tempêtes de l’an dernier sur un littoral médocain où l’océan gagne de toute façon cinq mètres par an montre qu’on est loin du compte et qu’il faut envisager des mesures à long terme.

Le problème n’est plus d’interdire des constructions condamnées à court terme mais bien de protéger les bâtiments existants. Quand cela est possible : l’exemple du Signal à Soulac est à cet égard instructif. Nicolas Castay, directeur du GIP Littoral aquitatin l’explique dans une interview sans langue de bois qu’on lira dans ce journal : «Protéger Le Signal revenait à acélérer de manière très importante l’érosion de la plage principale donc du secteur le plus dense.»

La question centrale, pour le GIP Littoral qui suit particulièrement Lacanau, La Teste et Labenne, dans les Landes, est de savoir s’il est possible de «relocaliser» c’est-à-dire de détruire les immeubles existants à quelques mètres du rivage pour les reconstruire à l’intérieur des terres. Outre le fait qu’il y aura toujours des réfractaires qui ne voudront pas quitter leur bien, envers et contre tout, indemniser ceux qui seraient d’accord pour se «relocaliser» est difficilement envisageable d’un strict point de vue financier. Même l’Etat n’en a pas les moyens. Et comme le rappelle Nicolas Castay «Il n’y a pas d’expropriation pour cause d’érosion, cela n’existe pas.»

Le choix de la protection a été imposé par les dernières tempêtes et Lacanau est dans une situation où il faut donc continuer à protéger pendant un certain temps. 

Et pour le directeur du GIP Littoral aquitain il faut que ce temps soit dévolu aux choix définitifs, car il faudra bien un jour trouver des solutions.

Le gouvernement, qui a lancé un comité national sur le trait de côte, a annoncé des mesures pour la fin de l’année. On les attend sans illusion... Et comme le souligne Nicolas Castay, il n’y a pas d’expérience de relocaliation. Tout est donc à inventer.

Claude Fouchier

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