Le Verdon-sur-Mer - N°121 - Décembre/Janvier 2013

L’océan s’acharne sur Lalou Roucayrol

Alors qu’ils visaient un podium dans la Transat Jacques Vabre, le navigateur médocain et son coéquipier ont chaviré.

Parti le 7 novembre du Havre, le bateau Arkema Région Aquitaine de Lalou Roucayrol et Mayeul Riffet était l’un des favoris de la Transat Jacques Vabre (JdP n° 120). Après un très bon début de course, il occupait la deuxième place du classement des Multi 50 quand il a fait naufrage le 10 novembre à 22h45 (heure française) au large du Portugal. Sains et saufs, les deux skippers ont décidé d’organiser le sauvetage du multicoque fabriqué dans le Médoc. «Skipper et armateur de son bateau, il était inconcevable pour Lalou de se faire secourir par hélicoptère et d’abandonner son trimaran en pleine mer», explique l’équipe Lalou Multi. Il faut dire que l’homme a déjà perdu deux bateaux : Banque Populaire II en course en 2000 et Région Aquitaine - Port Médoc au retour de la Route du Rhum 2010 terminée à la deuxième place.

L’équipe à terre s’est donc démenée pour organiser, le plus rapidement possible, l’opération de sauvetage des skippers et de leur bateau. Malgré tout, Lalou Roucayrol et Mayeul Riffet ont attendu trois jours et demi dans les 4 m² de la coque retournée du multicoque avant d’être secourus par le remorqueur hollandais, le West.

Les conditions de mer difficiles ont empêché l’opération de retournement du trimaran initialement imaginée, et c’est donc à l’envers qu’il a été remorqué jusqu’au port de Caniçal, à l’est de Madère. Une intervention longue et délicate : à raison de 260 miles nautiques parcourus à une «vitesse» de trois nœuds, ce n’est que le 19 novembre, soit 9 jours après le naufrage, que les marins ont retrouvé la terre ferme et le bateau un port d’attache.

Grâce à une grue, il a pu être remis à l’endroit, ce qui a permis de constater son bon état structurel.

«Maintenant nous passons à la deuxième phase qui consiste en la remise en état du bateau, indique Lalou Roucayrol. Nous sommes actuellement dans une marina flambant neuve bénéficiant de toutes les infrastructures nécessaires à la remise au propre du trimaran. Nous devrons ensuite prendre une décision sur le timing et la manière de ramener le bateau en France.»

 

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