Le Verdon-sur-Mer - N°91 - Décembre/Janvier 2008

Favoriser l’activité, coûte que coûte

On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Puisque les entreprises ont du mal à venir s’installer dans la commune, la municipalité a décidé d’être force de proposition en matière économique.

 

med91-18ar.jpgDévelopper l’activité économique était un engagement de campagne de l’équipe municipale. Elle souhaitait en effet tout faire pour inciter des entreprises à s’installer sur la zone industrialo-portuaire. Mais le récent revirement dans le dossier Geovia (lire en page précédente) vient de lui porter un mauvais coup.

Touchée mais pas coulée, la municipalité a cependant décidé de réagir. Puisque les entreprises ont du mal à venir s’installer dans la commune, les élus vont mouiller le maillot pour inverser la tendance. La municipalité entend ainsi devenir force de proposition en matière économique. «Nous ne voulons plus de paroles, nous voulons des actes», lance Gérard Barbé, adjoint à l’économie.

C’est ainsi que lors du conseil municipal du 4 novembre, il a annoncé la création d’un pôle d’énergies renouvelables sur la zone industrialo-portuaire du Verdon. A l’heure actuelle, on parle essentiellement de l’implantation d’éoliennes (voir dossier en page 4 et 5). «Cinq ou six», précise le maire Jacques Bidalun. L’élu ne voit pas en revanche l’utilité de développer une ferme solaire. «Cela ne créerait aucun emploi, et n’engendrerait aucune taxe foncière pour la commune ni aucune taxe professionnelle pour la communauté de communes.» Reste que le projet devra être traité au sein de cette communauté de communes de la Pointe du Médoc. Les élus lui souhaitent plus de réussite qu’en 2005, lorsque la CdC n’avait pas donné son accord à l’installation d’aérogénérateurs dans la commune (JdP n° 68).

Pour booster l’activité, la municipalité travaille également sur le volet tourisme. «Nous souhaitons élargir le temps et l’espace touristique au Verdon, indique le maire. Nous voulons que la saison ne se concentre plus simplement sur juillet et août mais s’étale de mai à octobre.» Béatrice Muller et Gabriel Meney, respectivement adjointe et conseiller délégué au tourisme, ont planché sur la question. Leur analyse est claire. «Il faut travailler sur les bateaux en escale et le tourisme de congrès.» Le maire ne cache pas son amertume de voir les croisiéristes en escale au Verdon grimper directement dans un autobus pour aller visiter un vignoble avant de filer vers Bordeaux. «Ils ne passent même pas par le centre-ville ! Nous avons pourtant des atouts : le musée du phare de Cordouan, les marais, Port-Médoc… Nous devons fédérer une offre pour les inciter à s’arrêter ici.» Seule, la mairie ne pourra rien faire. Il est nécessaire que les professionnels (hébergeurs, prestataires de service…) jouent le jeu en proposant des produits attractifs une plus grande partie de l’année. Mais le maire y croit. Il souhaite ainsi proposer une offre aux organisateurs de croisière «dès le printemps prochain». Cette même offre pourra être déclinée pour les entreprises souhaitant réaliser des séminaires dans la commune. «Nous avons les salles et les hébergements pour les accueillir, les activités pour les occuper. Il ne nous reste plus qu’à nous faire connaître dans ce domaine.»

 

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